16 et 17 juin 2011 : 11èmes rencontres de Fos-sur-Mer, thème : les PPRT

Ces rencontres n'ont pas été à la hauteur des thèmes abordés, notamment au niveau des échanges avec le public qui furent réduits à leur plus simple expression. On peut noter que l'après midi du 17, au cours des 2 tables rondes qui auront duré plus de 4 heures, aucune question ne fut accordée au public, malgrè les nombreuses mains levées dans la salle.

10 ans après AZF, l'état à fait voter une Loi dont le but premier était de protéger les riverains des risques industriels.
Malheureusement, l'application de cette Loi a des effets pervers qui en réduisent considérablement son principe et reporte une partie de la charge de la protection des riverains sur le dos des riverains eux-même.
Quand l'industriel débourse 10, les riverains déboursent 50 de leur porte monanie et 40 sont payés par nos impôts.
Cette situation est inacceptable, elle met l'industriel à l'abris de toutes responsabilités tandis que le riverain sera coupable de s'être protégé ou pas.
En définitive l'industriel ne réduit pas le risque mais le riverain doit se protéger et payer pour cela !

L'avis que nous aurions donné sur le thème de 15h : Les riques majeurs face à la pérennité industrielle.
La pérennité industrielle a éxisté tant que l'industrialisation a apporté de la richesse au pays. Or, paradoxalement, l'industrialisation n'est pas profitable à son environnement immédiat. En effet les riverains de ces grandes zones doivent supporter le non-emploi, les pollutions visuelles de ces sites (bâtiments, fumées), les nuisances sonores, odorantes ..., les transports de matières dangereuses, ils côtoient une concentration très forte de risques industriels (explosions, implosions, nuages toxiques, nuages de gaz ...) et maintenant, les PPRT les oblige à payer pour se protéger de tous ces risques !
La pérennité industrielle n'existe plus dans ces conditions ... Elle pourrait être retrouvée si l'état, les industriels et les collectivités amélioraient ces zones pour en faire des endroits où chacun aurait envie de vivre. Faites de belles routes, créez des transports en communs attractifs, rendez la fiscalité attrayante pour les habitants. A ce momment là, peut être reverrons-nous les cadres et les dirigeants de ces entreprises revenir vivre autour de ces zones et peut-être parlerons-nous à nouveau de pérennité industrielle.